Les modèles acoustiques classiques : atouts et limites pour la pratique domestique
Saxophones Alto : le juste milieu
L’alto est un caméléon : suffisamment compact pour être maniable dans un petit espace, populaire chez tous les niveaux, sonne bien à faible volume, mais reste expressif si on veut pousser un solo.
- Yamaha YAS-280 : référence chez les débutants, ergonomie exemplaire, bonne intonation même à faible souffle.
- Jupiter JAS700Q : fiable, solide, bon rapport qualité/prix et facile à revendre sur le marché de l’occasion.
Astuce d’ancien : en jouant détendu, sur un bec plus fermé (type Selmer C*), on limite naturellement le volume sans trop brider le son.
Saxophones Soprano : petit mais perçant
On pourrait croire que le plus petit est moins bruyant. En réalité, le soprano est le violon du sax : ses aigus traversent les isolants et surprennent vite l’entourage. Il nécessite aussi plus de justesse.
- Yamaha YSS-475II : modèle droit (forme clarinette), compact, précis.
- Préférence parfois pour un soprano courbe (ex : Yanagisawa S-WO20) : plus confortable à tenir au salon, le pavillon pointant en bas diffuse un peu moins directement les aigus.
À réserver si l’oreille des voisins est tolérante, ou pour travailler au casque (voir plus bas).
Saxophones Ténor et Baryton : de la puissance à revendre
Le ténor et le baryton offrent des graves chaleureux qui font vibrer le parquet. Mais le volume et le souffle requis sont tels que, pour le jeu quotidien en appartement, il vaut mieux disposer d’heures creuses ou d’une pièce très isolée.
- Yamaha YTS-280 : ténor d’étude solide, mais déjà encombrant et imposant côté décibels.
Le baryton, avec ses deux mètres de tube développés, a un timbre somptueux mais c’est rarement le choix numéro un… sauf en maison individuelle.